Le producteur d’Ary Abittan engage des poursuites judiciaires après l’annulation et les perturbations de ses spectacles.

Le producteur des spectacles d’Ary Abittan a annoncé avoir déposé une plainte contre X, invoquant une « obstruction à la liberté d’expression » ainsi qu’une atteinte « à la diffusion d’une œuvre ». Cette action judiciaire fait suite à plusieurs annulations et perturbations des spectacles de l’humoriste dans différentes villes.

Selon les informations fournies, la plainte concerne des actions répétées qui, selon le producteur, ont empêché le bon déroulement des représentations.

Des actions dénoncées comme coordonnées et revendiquées
Dans un communiqué accompagnant la plainte, le producteur Gilbert Coullier affirme : « Depuis plusieurs mois, notre artiste, M. Ary Abittan, et ses équipes font l’objet d’actions répétées, coordonnées et revendiquées, visant à empêcher la tenue de ses spectacles. » Il mentionne notamment « des campagnes de diffamation, des pressions sur les salles, des appels à l’annulation de spectacles, des perturbations de représentations, de l’intimidation et des menaces. »

Gilbert Coullier fait explicitement référence aux appels à manifestation lancés par le collectif féministe #NousToutes, visant à perturber la tournée de l’humoriste. Ary Abittan a été accusé de viol par le passé, mais a été blanchi de toutes les charges à l’issue des procédures judiciaires. Malgré cette décision, certaines organisations militantes continuent de contester sa présence sur scène, estimant que le débat dépasse le cadre strictement légal.

Le commentaire de Brigitte Macron relance la controverse
La situation avait déjà suscité une vive polémique en décembre, lorsque Brigitte Macron avait assisté à un spectacle d’Ary Abittan aux Folies Bergère à Paris. Lors de cette visite, elle avait qualifié de « putains de vieilles » les militantes du collectif féministe ayant perturbé le spectacle la veille. Ces propos avaient provoqué une vague d’indignation dans les cercles féministes, à gauche, mais aussi dans le secteur culturel, relançant le débat sur la liberté d’expression et le respect des mobilisations militantes.

Une affaire suivie de près par le monde culturel
L’affaire est désormais entre les mains de la justice, qui devra déterminer si les actions alléguées constituent une infraction pénale d’obstruction à la liberté d’expression ou d’atteinte à la diffusion d’une œuvre. Plusieurs observateurs du monde culturel et juridique soulignent que cette affaire pourrait créer un précédent, à une époque où artistes, producteurs et salles de spectacle sont de plus en plus confrontés à des pressions extérieures.

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