30 ans d’amour avec une femme… et pourtant, elle refuse toute étiquette.

À 79 ans, Catherine Lara n’a rien perdu de son franc-parler. Invitée le 9 janvier 2026 dans La boîte à secrets, l’artiste s’est exprimée avec une grande sincérité sur l’amour, l’enfance et cette notion de liberté qui guide toute sa vie — sans laisser place aux interprétations simplistes.

Face à Faustine Bollaert, elle a évoqué ses premiers souvenirs et expliqué que, très jeune déjà, elle ne concevait pas l’amour à travers le prisme du genre. Pour elle, l’attirance a toujours été une affaire de personne, d’émotion, de connexion. Une conviction restée intacte au fil du temps.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle partage cette vision. Elle a souvent rappelé avoir aimé aussi bien des hommes que des femmes, sans jamais ressentir le besoin de se définir ou de “choisir un camp”. À ses yeux, l’amour ne se résume pas à une catégorie : c’est une rencontre, une vibration, quelque chose d’unique.

Sa carrière musicale en porte la marque. Dès les années 1980, elle évoquait déjà dans ses chansons des sentiments pour des femmes, à une époque où le sujet demeurait délicat, voire tabou. Si les mentalités ont évolué, son discours, lui, est resté fidèle à cette même ligne.

Sur le plateau de France 3, elle est également revenue sur la relation qu’elle partage depuis près de trente ans avec une femme. Une histoire stable, vécue loin du tumulte médiatique, qu’elle assume pleinement — sans pour autant vouloir se laisser définir par une orientation précise.

C’est précisément sur ce point qu’elle pose une frontière claire : elle refuse d’être enfermée dans une étiquette. Selon elle, parler d’homosexualité ne reflète pas la complexité de son parcours ni sa manière d’aimer. Elle précise qu’elle n’aime pas “les femmes” de façon générale, mais une femme en particulier — tout comme elle a aimé des hommes auparavant.

Ce rejet des cases toutes faites, elle le revendique comme un acte de liberté. Une cohérence que l’on retrouve dans son style, ses prises de position et sa musique, sans recherche de provocation, simplement fidèle à elle-même.

Refuser de se définir après trois décennies de vie commune, est-ce une façon de préserver sa liberté… ou une posture qui continue, encore aujourd’hui, à susciter le débat ?

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