Aurore Bergé salue Flavie Flament et Gisèle Pelicot : un discours fort lors du gala de la Fondation des Femmes
À l’occasion du dîner de gala célébrant les dix ans de la Fondation des Femmes, organisé le 6 juillet 2026, Aurore Bergé a rendu hommage à plusieurs femmes devenues des figures emblématiques de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Parmi elles figuraient notamment Flavie Flament et Gisèle Pelicot, citées comme des femmes dont la parole a marqué le débat public.
Un hommage à celles qui ont pris la parole
Devant les invités réunis pour cet anniversaire, Aurore Bergé a insisté sur la responsabilité de la société face aux violences faites aux femmes et aux enfants.
Dans son intervention, la ministre a évoqué plusieurs personnalités ayant témoigné publiquement de leur parcours, déclarant que la société devait être « à la hauteur de celles qui ont parlé » mais aussi de celles « qui ne peuvent pas parler ».

Elle a également souligné que ces violences ne relevaient pas uniquement de la sphère privée, mais constituaient un véritable enjeu collectif et politique.
La ministre a rappelé la volonté du gouvernement de faire avancer les dispositifs de protection, en évoquant notamment le projet d’une « loi intégrale » consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Une comparaison symbolique
En citant successivement Flavie Flament et Gisèle Pelicot, Aurore Bergé n’a pas établi de parallèle entre leurs affaires respectives, qui sont distinctes sur les plans des faits et des procédures. Elle les a réunies dans un même hommage à des femmes dont les témoignages ont contribué à alimenter le débat public sur les violences sexuelles et les difficultés rencontrées par les victimes lorsqu’elles prennent la parole.
Les accusations visant Patrick Bruel

Les propos de la ministre interviennent dans un contexte où Flavie Flament accuse publiquement Patrick Bruel de faits qu’elle affirme s’être produits en 1991, alors qu’elle était âgée de 16 ans.
Patrick Bruel conteste fermement ces accusations.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le chanteur a affirmé n’avoir « jamais forcé une femme », ni « drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit ». Il a également déclaré qu’il entendait assurer sa défense tout en rappelant son attachement au principe de la présomption d’innocence.
Une affaire toujours en cours
À ce stade, les accusations formulées contre Patrick Bruel sont contestées par l’intéressé. Aucune décision de justice définitive n’a établi sa responsabilité dans cette affaire.
Comme dans toute procédure de cette nature, les faits allégués demeurent soumis au principe fondamental de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une éventuelle décision judiciaire en dispose autrement.
/s3/static.nrc.nl/wp-content/uploads/2026/02/12131817/170226BOE_2031283237_.jpg)
Le discours d’Aurore Bergé s’inscrit ainsi dans un contexte plus large de réflexion sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, tout en rappelant l’importance d’accompagner les victimes présumées et de respecter les garanties fondamentales de la justice.
