Olivier de Kersauson révèle souffrir d’un cancer de l’œsophage : « Je lutte tous les jours contre la maladie »
Ce vendredi 22 mai 2026, Olivier de Kersauson a livré un témoignage bouleversant sur les ondes de RTL. Le célèbre navigateur et sociétaire des Grosses Têtes a révélé être atteint d’un cancer de l’œsophage. Avec la philosophie et la sérénité qui le caractérisent, il a choisi de parler de sa maladie sans colère ni plainte, mais avec une profonde reconnaissance pour la vie.
À 81 ans, celui qui a marqué le monde de la voile par ses exploits et son tempérament unique affronte une nouvelle épreuve médicale. Après avoir déjà combattu un cancer du poumon en 2017, il explique aujourd’hui devoir faire face à une nouvelle maladie.
« J’ai changé de cancer »
Depuis Brest, où il poursuit sa convalescence après une hospitalisation à Paris, Olivier de Kersauson a accepté de donner de ses nouvelles lors d’un entretien téléphonique avec Marc-Olivier Fogiel.
Avec son humour et son franc-parler habituels, il a résumé la situation avec une formule qui lui ressemble : « J’ai changé de cancer ». Une manière de parler de la maladie avec distance, sans dramatiser, tout en reconnaissant la réalité du combat qu’il mène.
L’ancien navigateur a tenu à rappeler qu’il avait la chance d’être pris en charge et entouré par des équipes médicales. Pour lui, la maladie ne doit pas être vécue uniquement comme une injustice, mais aussi comme une occasion de mesurer la valeur des choses simples.
« Ce n’est pas un drame non plus. Quand on est malade comme ça, il faut se réjouir d’être soigné plutôt que se blâmer d’être malade », a-t-il expliqué avec beaucoup de recul.

Une philosophie de vie tournée vers la gratitude
Malgré cette nouvelle épreuve, Olivier de Kersauson refuse de se laisser envahir par la peur. Il affirme ne pas ressentir de grandes souffrances et accepter les difficultés avec le même sang-froid qu’il avait lorsqu’il affrontait les océans.
« Je supporte la douleur », a-t-il confié, avant d’ajouter qu’il avait surtout « des mercis à dire avant de partir ». Des mots qui témoignent de son regard apaisé sur son parcours.
Le marin considère chaque instant comme une chance. Les moments simples du quotidien, comme voir les arbres ou admirer le ciel, prennent aujourd’hui une valeur particulière.
« Je suis heureux des bribes de vie qui me restent et je les regarde avec affection et une certaine forme de gaieté », a-t-il déclaré.
La maladie comparée à une tempête en mer
Fidèle à son univers de navigateur, Olivier de Kersauson a comparé son combat contre la maladie à une tempête.
Pour lui, les véritables situations de danger sont celles où l’on perd totalement le contrôle, comme lorsqu’un marin se retrouve dans une mer déchaînée avec l’eau qui monte sur le pont du bateau. Face à son propre combat, il estime ne pas être dans cette situation extrême.
« Je n’en ai même pas jusqu’aux genoux », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il était encore capable d’apprécier les beautés qui l’entourent.
Cette image résume parfaitement son état d’esprit : affronter les difficultés avec courage, mais continuer à regarder ce qui reste de beau autour de soi.
« J’ai aimé la vie que j’ai connue »
Au fil de l’entretien, Olivier de Kersauson est également revenu sur son parcours et sur la manière dont il considère son existence.
Loin des regrets, il affirme avoir pleinement profité de la vie qu’il a menée. « J’ai aimé la vie que j’ai connue », a-t-il déclaré avec émotion.
Pour lui, la vie n’est pas faite pour être passée à se plaindre, mais pour être vécue pleinement, y compris lorsque les périodes deviennent plus difficiles.
« La vie, elle est faite pour être vécue. Elle n’est pas faite pour se plaindre. Elle est faite pour être supportée lorsqu’elle est désagréable. Mais elle est faite pour être aimée à la folie quand elle est bien », a-t-il résumé.
Son attachement aux Grosses Têtes
Lors de cet échange sur RTL, Olivier de Kersauson a également évoqué ses années passées au sein des Grosses Têtes, une émission à laquelle il reste profondément attaché.
Avec son humour légendaire, il a raconté avoir vécu de nombreux bons moments autour de cette table emblématique. « Moi, je me suis bien marré dans cette boîte et j’ai passé beaucoup de très bons moments », a-t-il confié.
Toujours capable de plaisanter malgré les circonstances, il a conclu avec une phrase dont lui seul a le secret concernant son éventuel retour dans l’émission : « Si je ne peux pas venir, j’enverrai mes cendres ».
Une sortie à la fois provocatrice et pleine d’humour, fidèle à la personnalité d’un homme qui a toujours affronté les tempêtes, sur mer comme dans la vie, avec un mélange de courage, de liberté et d’ironie.
Un homme qui continue de garder le cap
À travers cette annonce, Olivier de Kersauson montre une nouvelle fois une force de caractère exceptionnelle. Comme lorsqu’il naviguait sur les océans, il avance sans nier les difficultés, mais sans jamais perdre son goût pour la vie.
Son témoignage rappelle que derrière l’image du grand marin au caractère bien trempé se cache un homme profondément attaché aux instants simples, aux souvenirs précieux et aux personnes qui ont accompagné son parcours.
