Nicolas Sarkozy évoqué en pleine polémique sur les lycéens : SégolÚne Royal lùche une remarque qui interpelle sur le plateau des Grandes Gueules
Alors que la mobilisation lycéenne continue de faire débat en France, SégolÚne Royal a choisi de déplacer quelque peu le regard lors de son passage dans Les Grandes Gueules, ce mardi 6 octobre 2026.
InvitĂ©e Ă rĂ©agir aux manifestations et aux dĂ©bordements qui les accompagnent, lâancienne ministre a insistĂ© sur une question qui lui semble essentielle : lâexemple donnĂ© par les adultes aux jeunes gĂ©nĂ©rations.
Et pour illustrer son propos, elle a évoqué un nom particuliÚrement connu de la vie politique française : Nicolas Sarkozy.
Une rĂ©fĂ©rence qui nâest Ă©videmment pas passĂ©e inaperçue.
SégolÚne Royal refuse de résumer les lycéens aux débordements
Depuis plusieurs jours, des lycĂ©ens se mobilisent autour de revendications liĂ©es Ă leurs conditions dâĂ©tudes et Ă la situation de lâĂ©cole publique. Le mouvement fait Ă©galement lâobjet de dĂ©bats sur les violences et les affrontements observĂ©s lors de certaines mobilisations.

Sur le plateau des Grandes Gueules, SĂ©golĂšne Royal a notamment rĂ©agi Ă lâidĂ©e de demander aux lycĂ©ens de se mobiliser contre les casseurs prĂ©sents dans certaines manifestations.
Lorsque son interlocutrice a Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© de dĂ©noncer ces comportements, SĂ©golĂšne Royal lâa interrompue pour contester une prĂ©sentation quâelle jugeait trop gĂ©nĂ©rale : « Vous avez prĂ©sentĂ© les jeunes comme des casseurs. Stop », a-t-elle dĂ©clarĂ©.
Une mise au point qui allait rapidement conduire la discussion vers une question plus large : celle de la responsabilité des adultes.
« L’Ă©ducation se fait par l’exemple » : sa rĂ©fĂ©rence Ă Nicolas Sarkozy
Câest Ă ce moment-lĂ que SĂ©golĂšne Royal a Ă©voquĂ© Nicolas Sarkozy.
Pour dĂ©velopper son raisonnement, elle a dĂ©clarĂ© : « Un enfant sans limite câest un enfant maltraitĂ© dâune certaine façon. Par ailleurs, je vais vous dire une chose. L’Ă©ducation se fait par l’exemple. »
Puis elle a ajoutĂ©, en faisant rĂ©fĂ©rence Ă la situation judiciaire de lâancien prĂ©sident : « Quand on a un ancien prĂ©sident de la RĂ©publique qui est en prison… qu’est-ce que c’est que ce monde dans lequel on vit ? »

Cette sortie a rapidement attirĂ© lâattention, notamment parce quâelle Ă©tablissait un parallĂšle entre les comportements des jeunes et lâexemple que peuvent reprĂ©senter les adultes occupant ou ayant occupĂ© des positions de responsabilitĂ©.
Une réflexion qui dépasse le seul cas de Nicolas Sarkozy
SĂ©golĂšne Royal ne sâest toutefois pas limitĂ©e Ă lâancien prĂ©sident.
Dans la suite de son intervention, elle a élargi son propos à différents épisodes de violences ayant marqué les mobilisations sociales précédentes. Elle a notamment évoqué les manifestations des Gilets jaunes et les images de violences visant différents professionnels et acteurs de la société.
Son interrogation était alors plus générale : quel modÚle les adultes donnent-ils aux jeunes ?
Cette approche intervient dans un contexte oĂč les dĂ©bats autour de la mobilisation lycĂ©enne opposent plusieurs lectures : certains insistent sur les revendications des Ă©lĂšves et les conditions dans lesquelles ils Ă©tudient, tandis que dâautres mettent davantage lâaccent sur les violences et les perturbations provoquĂ©es lors de certaines manifestations.
Lâintervention de SĂ©golĂšne Royal sâinscrit clairement dans ce dĂ©bat, avec une volontĂ© de ne pas rĂ©duire l’ensemble des lycĂ©ens mobilisĂ©s aux comportements violents observĂ©s dans certains rassemblements.

Une séquence qui fait réagir
La rĂ©fĂ©rence Ă Nicolas Sarkozy a rapidement circulĂ© sur les rĂ©seaux sociaux et dans les comptes rendus de lâĂ©mission. Le passage a notamment Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© dans les extraits de Les Grandes Gueules comme une « balle perdue » adressĂ©e Ă lâancien prĂ©sident.
Pour lâinstant, les Ă©lĂ©ments disponibles ne font pas Ă©tat d’une rĂ©ponse de Nicolas Sarkozy Ă cette dĂ©claration.
Une chose est certaine : en plein dĂ©bat sur les manifestations lycĂ©ennes, SĂ©golĂšne Royal a choisi de poser une question plus large sur la responsabilitĂ© des adultes et la notion dâexemplaritĂ©.
Et en citant un ancien président de la République pour illustrer son propos, elle a forcément donné à cette séquence une résonance politique particuliÚre.
