JEAN-PAUL BELMONDO : CINQ ANS APRÈS SA DISPARITION, SON FILS PAUL RÉVÈLE UNE ANECDOTE BOULEVERSANTE SUR SES DERNIÈRES VOLONTÉS… SES CENDRES ONT TRAVERSÉ PARIS À BORD DE LA LIGNE 6 ET IL COMPREND SOUDAIN CE QUE SON PÈRE VOULAIT VRAIMENT FAIRE
Cinq ans après la disparition de Jean-Paul Belmondo, une incroyable anecdote vient de refaire surface et elle ressemble presque à une dernière scène écrite spécialement pour l’acteur. Invité dans l’émission Le Grand Portrait sur France Inter, son fils Paul Belmondo a accepté de revenir sur un moment particulièrement intime survenu après la mort de l’immense comédien. Et le récit, aussi inattendu qu’émouvant, concerne directement les dernières volontés de son père.
Avant sa disparition, Jean-Paul Belmondo avait exprimé le souhait que ses cendres soient dispersées à Piriac-sur-Mer, en Bretagne, un lieu chargé de souvenirs familiaux où il avait l’habitude de passer ses vacances avec ses proches. C’est également là que reposent les cendres de sa grand-mère, ce qui donnait à cet endroit une importance toute particulière pour l’acteur.
Mais le jour venu, rien ne s’est déroulé comme prévu. Paul Belmondo devait rejoindre la Bretagne et avait tenté d’organiser son trajet à l’avance. Seulement voilà : impossible de trouver un taxi. La veille, puis encore le lendemain matin, toutes ses tentatives échouent. Le temps passe et Paul commence à craindre de rater son train.
Finalement, il n’a d’autre choix que de prendre le métro parisien. Un trajet banal en apparence, sauf que dans son sac se trouvent alors les cendres de son père, l’une des plus grandes légendes du cinéma français.
Et c’est précisément à ce moment-là que survient le détail qui va bouleverser Paul Belmondo.
À bord de la ligne 6, alors qu’il regarde machinalement les différentes stations, il aperçoit soudain un nom qui lui est particulièrement familier : Bir-Hakeim. Il réalise alors que le métro va passer exactement à proximité du célèbre pont associé à l’un des films les plus emblématiques de son père.
Sa réaction est immédiate. En comprenant cette coïncidence étonnante, Paul Belmondo aurait alors lancé, avec l’humour qui caractérisait son père : « Ah le salaud ! En fait il voulait faire un dernier tour sur ce pont. »
Une phrase devenue particulièrement poignante avec le recul. Car ce pont de Bir-Hakeim n’est pas un endroit quelconque dans l’histoire de Jean-Paul Belmondo. Il est intimement lié à l’une des scènes les plus spectaculaires de sa carrière, notamment à travers Peur sur la ville, sorti en 1975, et ses impressionnantes séquences d’action tournées dans les rues de Paris.
Pour Paul Belmondo, cette coïncidence semble donc presque trop parfaite pour être anodine. Alors que son père souhaitait rejoindre la Bretagne, ses cendres ont finalement effectué un dernier trajet à travers Paris, à bord de la ligne 6, avec un passage devant l’un des lieux les plus emblématiques de sa carrière.
Pendant ce temps, les autres voyageurs du métro ignoraient totalement ce qui se trouvait dans le sac de Paul. Une scène du quotidien qui prenait pourtant une dimension extraordinaire : parmi les passagers qui allaient simplement travailler ce matin-là se trouvait, sans qu’ils le sachent, le fils de Jean-Paul Belmondo transportant les cendres de l’acteur.
Cinq ans après sa disparition, cette histoire offre ainsi un dernier clin d’œil particulièrement symbolique à celui que le public surnommait « Bébel ». Une ultime traversée de Paris, un lieu associé à ses cascades mythiques et une coïncidence qui a profondément marqué son fils.
Jean-Paul Belmondo s’est éteint à 88 ans après une carrière de plus de six décennies et plus de 80 films. Quelques jours après sa disparition, un hommage national lui avait été rendu aux Invalides, en présence de ses proches, de nombreuses personnalités et de centaines d’admirateurs venus saluer une dernière fois cette immense figure du cinéma français.
Mais cette anecdote racontée par Paul Belmondo donne aujourd’hui une tout autre dimension à ses derniers souvenirs. Comme si, une dernière fois, l’acteur avait réussi à organiser lui-même une scène digne de ses plus grands films… sans même avoir besoin de prononcer un seul mot.

