Un nouveau visage s’apprête à prendre place derrière le célèbre bureau du journal de 20 Heures de France 2. À 40 ans, Aurélie Casse franchit une étape majeure de sa carrière en devenant la joker de Jean-Baptiste Marteau. Une promotion importante pour la journaliste, qui reconnaît pourtant ressentir une pression considérable à l’approche de ce rendez-vous très attendu. Mais au-delà de son arrivée au journal télévisé, c’est aussi sa prise de position sur le départ de Léa Salamé qui retient l’attention. Face à une situation délicate, elle a livré une réponse nuancée, tout en rappelant une priorité essentielle : préserver la confiance des téléspectateurs.
Aurélie Casse s’apprête à relever le défi du 20 Heures
Un changement de décor, une nouvelle responsabilité et des millions de téléspectateurs potentiellement au rendez-vous : pour Aurélie Casse, cette nouvelle mission représente un tournant professionnel majeur.
Après avoir travaillé pour plusieurs chaînes d’information, notamment LCI, iTélé et BFMTV, la journaliste a rejoint France Télévisions en 2023. Le public a notamment pu la retrouver dans C à vous, puis dans C l’hebdo, avant qu’elle ne prenne les commandes de C dans l’air sur France 5 les vendredis et samedis.
Mais une nouvelle aventure l’attend désormais. Sollicitée par la direction de l’information durant l’été, elle a accepté de devenir la joker de Jean-Baptiste Marteau au journal de 20 Heures de France 2, après le départ de Léa Salamé.
Ce rendez-vous emblématique de la télévision française exige une préparation rigoureuse, une grande réactivité et une capacité à présenter des informations parfois complexes dans un temps limité. Pour Aurélie Casse, habituée aux débats et aux émissions d’actualité, cette expérience constitue néanmoins un exercice différent de tout ce qu’elle a pu connaître jusqu’ici.
La journaliste ne cache d’ailleurs pas son appréhension. Dans les colonnes du Parisien, elle reconnaît sans détour : « Je stresse beaucoup ».

Une confession qui montre qu’en dépit de son expérience, elle mesure pleinement l’importance de cette nouvelle responsabilité. Prendre les commandes du 20 Heures ne représente pas seulement une évolution de carrière : c’est aussi accepter de devenir l’un des visages les plus exposés de l’information télévisée.
« Le moment où je vais entendre le générique me stresse »
Aurélie Casse connaît les exigences du journalisme et les contraintes du direct. Pourtant, présenter le journal de 20 Heures représente un défi particulier, notamment en raison de la symbolique de ce rendez-vous quotidien.
Avant son arrivée à l’antenne, elle a pu passer deux jours en immersion au sein de la rédaction. Une expérience qui lui a permis de découvrir de l’intérieur l’organisation nécessaire à la préparation du journal.
Elle décrit une rédaction en mouvement permanent, où chacun joue un rôle précis et où les équipes doivent travailler ensemble pour que tout soit prêt à temps.
« C’est impressionnant à voir cette rédaction se mettre en branle et travailler ensemble. Comme l’impression d’être dans une ruche où tout le monde sait exactement ce qu’il doit faire. Chacun vient défendre le travail de ses troupes », explique-t-elle.
Cette immersion lui a permis de mieux comprendre les coulisses de ce rendez-vous télévisuel, mais elle n’a pas pour autant fait disparaître le trac.
La journaliste sait déjà quel moment risque de lui procurer le plus d’émotion : celui où le générique retentira et où elle réalisera qu’elle est désormais à l’antenne.
« C’est complètement nouveau pour moi. On me dit : “T’inquiète pas, tu sauras faire.” »
Puis elle précise : « Le moment où je vais entendre le générique et comprendre que c’est moi qui présente me stresse. Je travaille pour arriver à le dédramatiser. »
Cette réaction est révélatrice de l’importance qu’elle accorde à ce nouveau rôle. Loin de prétendre maîtriser immédiatement tous les aspects de l’exercice, Aurélie Casse préfère reconnaître ses inquiétudes et se préparer à les dépasser.

Jean-Baptiste Marteau et Laurent Delahousse lui apportent leurs conseils
Pour aborder ce changement avec davantage de sérénité, Aurélie Casse peut compter sur l’expérience de plusieurs figures de France Télévisions.
Jean-Baptiste Marteau, qui présente désormais le journal de 20 Heures, lui a notamment permis d’aborder cette transition dans un climat rassurant. La journaliste le décrit avec beaucoup de chaleur.
« Jean-Baptiste est une force tranquille, toujours souriant, c’est un soleil. Le plaisir de bosser ensemble m’a beaucoup rassurée », confie-t-elle.
Cette bonne entente représente un atout important pour une journaliste qui s’apprête à découvrir un exercice aussi exigeant. Le journal télévisé repose en effet sur une coordination étroite entre la personne à l’antenne et les équipes qui préparent les sujets, les images et les interventions.
Aurélie Casse a également reçu des conseils de Laurent Delahousse, autre visage emblématique de l’information sur France 2.
Son message est simple : ne pas chercher à atteindre une perfection impossible et conserver sa personnalité.
« N’essaie pas d’être parfaite, personne ne l’est. Ne cherche pas à jouer un rôle, reste spontanée et naturelle », lui aurait-il recommandé.
Un conseil précieux pour une journaliste qui doit trouver ses marques dans un environnement très codifié, tout en conservant le ton et la spontanéité qui caractérisent son travail.
La pression est donc bien présente, mais Aurélie Casse semble déterminée à aborder cette nouvelle mission avec sérieux, sans renoncer à ce qui fait sa personnalité.
Léa Salamé : un départ qui soulève une question délicate
Si l’arrivée d’Aurélie Casse suscite de l’intérêt, elle intervient dans un contexte particulier. Le départ de Léa Salamé du journal de 20 Heures a été associé à la situation politique de son compagnon, Raphaël Glucksmann, dont la candidature à l’élection présidentielle est évoquée dans les informations rapportées.
Cette situation soulève une question sensible dans le monde des médias : comment garantir l’impartialité perçue d’un journal télévisé lorsqu’un journaliste entretient une relation avec une personnalité engagée politiquement ?

Interrogée sur le sujet, Aurélie Casse n’a pas cherché à réduire cette question à une réponse simpliste. Elle a notamment rappelé qu’il serait injuste de considérer automatiquement qu’une femme partage les opinions politiques de son conjoint.
« Cette question est très complexe. Je trouve ça dommage de penser qu’une femme a forcément les mêmes idées politiques que son mari », souligne-t-elle.
Une remarque importante, alors que la vie privée des journalistes peut parfois se retrouver au centre des discussions publiques. Le fait de partager la vie d’une personnalité politique ne signifie pas nécessairement que l’on adhère à ses convictions ou que l’on ne peut plus exercer son métier de manière indépendante.
La question ne peut donc pas être résumée à une simple équation entre vie conjugale et opinions politiques.
« À partir du moment où il y a un soupçon, il faut protéger le JT »
Aurélie Casse reconnaît néanmoins qu’une autre dimension doit être prise en compte : la confiance du public envers le journal télévisé.
Même lorsqu’aucun parti pris n’est démontré, une situation susceptible de susciter des interrogations peut devenir délicate pour une rédaction, particulièrement à l’approche d’une échéance électorale majeure.
La journaliste explique ainsi comprendre la nécessité de protéger le rendez-vous d’information contre toute suspicion susceptible d’affecter sa crédibilité.

« Après, je comprends qu’à partir du moment où il y a un soupçon, il faut protéger le JT. C’est le plus important, plus que la carrière des uns ou des autres. C’était la meilleure décision », conclut-elle.
Cette déclaration résume la position qu’elle exprime : elle distingue la question des convictions personnelles d’une journaliste de celle de la confiance que le public doit pouvoir accorder à l’information.
Son raisonnement ne signifie pas que Léa Salamé aurait manqué d’impartialité. Il souligne plutôt la nécessité, pour une rédaction, de préserver son indépendance réelle et apparente, surtout lorsque les circonstances peuvent susciter des interrogations.
La nuance est importante. Le soupçon évoqué par Aurélie Casse ne constitue pas une preuve de partialité. Il renvoie à la perception du public et aux précautions qu’une rédaction peut juger nécessaires pour protéger sa crédibilité.
Une nouvelle responsabilité dans un contexte médiatique sensible
Pour Aurélie Casse, cette prise de parole intervient à un moment charnière de sa carrière. Elle s’apprête à découvrir un exercice exigeant, dans un journal dont le rôle dépasse largement la simple présentation de l’actualité.
Le 20 Heures représente un rendez-vous central pour de nombreux téléspectateurs. Il doit permettre de comprendre les événements du jour, de mettre les informations en perspective et de donner la parole à différents interlocuteurs.
Dans ce contexte, la confiance est essentielle. Les journalistes doivent non seulement vérifier les informations et les présenter avec rigueur, mais aussi veiller à ce que leur indépendance ne soit pas mise en doute sans raison.
Le débat autour du départ de Léa Salamé rappelle ainsi combien la frontière entre vie privée et responsabilité professionnelle peut devenir complexe pour les personnalités médiatiques.
Aurélie Casse, de son côté, semble vouloir aborder cette nouvelle mission en gardant à l’esprit les exigences du métier. Elle reconnaît son stress, s’appuie sur les conseils de ses collègues et affirme comprendre les précautions prises pour préserver la crédibilité du journal.
Aurélie Casse prête à faire ses preuves au 20 Heures
Derrière les interrogations autour de Léa Salamé, l’enjeu reste désormais la prise de fonctions d’Aurélie Casse. La journaliste va devoir s’approprier un rendez-vous télévisuel particulièrement exposé, trouver son rythme et s’adapter à une organisation collective qui ne laisse que peu de place à l’improvisation.
Son expérience dans les chaînes d’information et les émissions d’actualité constitue un socle solide. Mais elle sait que la présentation du 20 Heures possède ses propres codes et qu’il lui faudra franchir une nouvelle étape.
Ses confidences montrent une professionnelle consciente de la responsabilité qui lui incombe. Elle ne prétend pas être à l’abri du trac, mais elle semble déterminée à transformer cette appréhension en moteur pour se préparer au mieux.
Quant à sa déclaration sur le départ de Léa Salamé, elle met en lumière un équilibre délicat : respecter l’indépendance individuelle des journalistes tout en protégeant la confiance du public dans l’information.

Une question qui continuera certainement à alimenter les discussions, alors qu’Aurélie Casse s’apprête à écrire une nouvelle page de sa carrière sur France 2.
