Léa Salamé : son retrait du 20 heures pour Raphaël Glucksmann fait polémique
Le choix de Léa Salamé de se mettre temporairement en retrait du journal de 20 heures de France 2 provoque de nombreuses réactions. Après l’annonce de la candidature de son compagnon, Raphaël Glucksmann, à l’élection présidentielle de 2027, la journaliste a décidé de quitter provisoirement la présentation du JT.
Une décision qu’elle présente comme un choix déontologique, mais qui suscite déjà de vives critiques sur les réseaux sociaux.
Une décision prise après l’annonce de Raphaël Glucksmann
Dimanche 23 août, Raphaël Glucksmann a officiellement annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle.
Dès le lendemain, Léa Salamé a annoncé qu’elle ne présenterait plus le 20 heures de France 2 pendant la période liée à la candidature de son compagnon.
La journaliste a expliqué que cette décision était à la fois « évidente et difficile », tout en invoquant une exigence de déontologie destinée à protéger la rédaction de France Télévisions.
Elle rappelle également qu’elle avait déjà adopté une démarche similaire lors des précédentes élections européennes.
Pour elle, cette mise en retrait constitue donc une précaution nécessaire afin d’éviter toute suspicion de conflit d’intérêts ou de manque d’impartialité.
Mais cette justification n’a pas convaincu tout le monde.
Sur les réseaux sociaux, la colère monte
Très rapidement, les réactions se sont multipliées sur X.
Certains internautes considèrent que la décision de Léa Salamé pénalise avant tout sa propre carrière, alors qu’elle venait tout juste de prendre les commandes du journal de 20 heures.
Plusieurs commentaires particulièrement virulents ont ciblé Raphaël Glucksmann, certains utilisateurs estimant qu’une femme ne devrait pas avoir à mettre sa carrière entre parenthèses en raison des ambitions politiques de son conjoint.
D’autres se demandent également si un journaliste homme aurait pris une décision comparable dans une situation similaire.
La question du couple et de la carrière se retrouve ainsi au cœur du débat.
« Le summum du patriarcat » : des internautes très critiques
Certains commentaires vont même jusqu’à qualifier la situation de « summum du patriarcat ».
Pour leurs auteurs, il serait paradoxal qu’une journaliste occupant une position aussi importante à la télévision soit contrainte de s’effacer au moment où son compagnon entre officiellement dans la course présidentielle.
D’autres internautes estiment qu’elle devrait pouvoir poursuivre son activité professionnelle indépendamment des ambitions politiques de Raphaël Glucksmann.
Les réactions sont parfois particulièrement mordantes, certains internautes allant jusqu’à ironiser sur les chances électorales du candidat.

Une polémique qui dépasse donc largement la seule question de la déontologie journalistique.
Marlène Schiappa prend également position
L’ancienne ministre Marlène Schiappa a elle aussi réagi à la décision de Léa Salamé.
Invitée sur France Inter lundi 24 août, elle a déclaré être « très choquée » par ce retrait.
Selon elle, le contexte politique ne devrait pas empêcher une femme de poursuivre sa carrière professionnelle.
Marlène Schiappa estime notamment que Léa Salamé aurait dû pouvoir continuer à présenter le 20 heures, même après l’annonce de la candidature de son compagnon.

Elle insiste également sur le fait que la journaliste n’a, selon elle, jamais vu sa déontologie remise en cause.
Une situation qui pose une vraie question
Au-delà des attaques personnelles, cette affaire soulève une question plus large : jusqu’où un journaliste doit-il aller pour éviter tout soupçon de conflit d’intérêts lorsqu’un proche se lance en politique ?
Léa Salamé a choisi de privilégier la prudence et de se retirer temporairement de l’antenne.
Ses détracteurs y voient au contraire une décision injuste, voire le signe d’une pression supplémentaire pesant sur les femmes dont le conjoint évolue dans le monde politique.
La journaliste avait pourtant déjà anticipé ce type de situation lors des précédentes élections européennes, ce qui montre que cette réflexion autour de son rôle professionnel et de la carrière politique de son compagnon n’est pas nouvelle.
Léa Salamé face à un choix particulièrement délicat
La situation est d’autant plus commentée que Léa Salamé venait de s’installer à la présentation du 20 heures de France 2.
Son retrait intervient donc à un moment important de sa carrière.
D’un côté, elle souhaite préserver les exigences déontologiques attachées à son métier et éviter que le journal qu’elle présente soit soupçonné de favoriser ou de défavoriser son compagnon.
De l’autre, cette décision signifie qu’elle met temporairement entre parenthèses une fonction particulièrement exposée.
Entre devoir de réserve, indépendance journalistique et liberté professionnelle, Léa Salamé se retrouve ainsi au centre d’un débat qui risque de continuer à faire parler.
