De la prison d’Evin à une fuite en temps de guerre : comment s’est achevé le calvaire de quatre ans d’un couple français

Enfin : Cécile et Jacques retrouvent la liberté ! - Force ...

Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris sont rentrés chez eux mercredi après plus de trois ans et demi passés dans la prison la plus tristement célèbre de Téhéran et un périple périlleux à travers un pays en guerre. Leur libération, que l’Iran considère comme un « échange de prisonniers », intervient alors que la France prend ses distances avec les attaques américano-israéliennes contre la République islamique.

Jacques Paris (à gauche) et Cécile Kohler au palais de l’Élysée le 8 avril 2026, après leur retour d’Iran où ils ont été détenus pendant près de quatre ans.

Jacques Paris (à gauche) et Cécile Kohler au palais de l’Élysée le 8 avril 2026, après leur retour d’Iran où ils ont été détenus pendant près de quatre ans. © Tom Nicholson, AP

Le calvaire de 1 460 jours des enseignants Cécile Kohler et Jacques Paris a pris fin mercredi matin lorsque le couple français a atterri à l’aéroport Charles de Gaulle de Paris à bord d’un vol commercial en provenance d’Azerbaïdjan, quatre ans et un jour après leur arrestation à Téhéran.

Des membres de la famille et des représentants du ministère des Affaires étrangères ont accueilli le couple à Paris, avant que le président Emmanuel Macron ne les salue chaleureusement sur les pelouses du palais de l’Élysée, exprimant sa « grande joie » de leur retour.

Kohler, 41 ans, et Paris, 72 ans, étaient les derniers « otages d’État » détenus par l’Iran, selon la terminologie française. Ils avaient d’abord été incarcérés dans la prison d’Evin, la plus tristement célèbre de Téhéran, puis réfugiés dans les locaux diplomatiques français.

« Pour nous, c’est un nouveau départ. Nous ne sommes pas brisés », a déclaré Paris lors d’une brève allocution au palais présidentiel, promettant de témoigner de leur calvaire. « Nous avons gardé espoir jusqu’au bout », a ajouté Kohler, expliquant avoir subi « l’horreur quotidienne » à la prison d’Evin à Téhéran.

 

 

 

Дипломатическая победа Франции: как Оман и Азербайджан ...

« Ceci marque la fin d’une terrible épreuve », avait déclaré Macron plus tôt lors d’une réunion du cabinet de défense. Il a remercié les médiateurs omanais pour leur aide qui a permis d’obtenir le feu vert pour leur transfert d’Iran mardi, alors même que le président américain Donald Trump réitérait ses menaces de détruire l’Iran et « toute une civilisation ».

La présidence française a indiqué que les deux ressortissants français avaient quitté l’Iran par la route « sans aucune coordination particulière avec les forces américaines et israéliennes » opérant dans la région, alors même que des frappes aériennes touchaient deux ponts et une gare.

Il leur a fallu huit heures pour traverser l’Iran en voiture, et quatre heures supplémentaires pour franchir la frontière avec l’Azerbaïdjan, selon le quotidien français Le Monde, qui décrit « une attente angoissante pour le personnel de l’ambassade, craignant que l’opération ne capote à la dernière minute ».

« Terrorisme psychologique »

Le couple français – tous deux enseignants, bien que Paris soit retraitée – a été arrêté à Téhéran le 7 mai 2022, dernier jour d’un voyage en Iran que leurs familles affirment avoir été à but touristique. La France a dénoncé leur détention comme « injustifiée et sans fondement ».

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La France condamne l’Iran pour les peines de prison « arbitraires » infligées à deux de ses ressortissants détenus

Les pays occidentaux accusent régulièrement l’Iran d’utiliser les prisonniers étrangers comme monnaie d’échange, une allégation que Téhéran rejette.

Kohler et Paris étaient incarcérés dans une aile de la tristement célèbre prison d’Evin, à Téhéran, réservée aux prisonniers politiques. Ils y ont passé plus de trois ans « dans un état de terreur psychologique constante », écrit le quotidien français Le Monde.

« Soumis à l’isolement dans des cellules exiguës, dormant à même le sol sous la lumière crue d’un néon braqué sur leur visage 24 heures sur 24, ils ont subi des interrogatoires incessants et des menaces répétées de la part de leurs geôliers », ajoute le journal.

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